Entre la vie et la mort - Saison 3 (épisode double)

  Episode n°154 (Episode double) - Diffusion : Jeudi 3 Avril 2008

 

L'histoire qui est racontée est fictive. Elle se déroule en mai 2001, principalement  à Paris. Tous les noms des personnages sont inventés.
Avec aujourd'hui comme personnages principaux : Benvolio Raynaud, Jennifer Thompson, Max Wilson, Juliette Chanet, John Thompson, Christian Volpilière, Laurent Boucard, Patrice Mystix, Léa Raynaud, Roméo Picard, Vincent Chanet, Léo Roswell et Pierrette Chanet.
Avec la participation du directeur de la Banque de France, le présentateur du flash à la TV et Didier Simon, le journaliste envoyé spécial.

14h00  Devant le bâtiment du cabinet d'avocats Mystix / Raynaud

Le fourgon blindé arrive sur place.

Roméo : Très bien. Tout le monde recule.

Le directeur de la Banque de France descend du fourgon.

Roméo : Bonjour. Je suis le lieutenant de police Roméo Picard.

Le directeur : Bonjour Lieutenant. Je suis le directeur de la Banque de France. Comme promis au téléphone, nous sommes là à 14 heures avec la rançon. Tenez les deux mallettes. Elles sont assez lourdes.

Roméo prend les mallettes.

Roméo : Merci Monsieur le Directeur. Il y a bien les 80 millions en petites coupures ?

Le directeur : Oui, mais ne vous inquiétez pas. Nous avons noté soigneusement le numéro des billets et on pourra le repérer facilement s'ils les utilisent.

Roméo : C'est une bonne initiative. Bon, merci beaucoup.

Le directeur : Nous espérons que tout se passera bien.

Roméo : Moi aussi et j'espère qu'il ne demandera pas plus ensuite. Au revoir.

Le fourgon blindé repart. Roméo va vers Léo.

Roméo : Bon Léo, rappelez le preneur d'otage. Dites-lui qu'on a l'argent. Mais en échange, on veut la libération d'un otage.

Léo : Très bien. Je l'appelle tout de suite.

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Perrault Thompson Entreprise - Bureau de Benvolio Raynaud
Jean-Pierre installe Patricia dans le bureau de Benvolio.

Jean-Pierre : Voilà, tu vas pouvoir travailler ici aujourd'hui.

Patricia : Merci pour ta proposition chéri. Je suis ravie que tu ais pensé à moi pour ce poste.

Jean-Pierre : C'est normal. Je savais que tu avais fait des études en économie. Tu vas te débrouiller comme une chef pendant l'absence de Benvolio. Mais tu ne le remplaces qu'aujourd'hui, voire demain si la prise d'otage n'est pas terminée.

Patricia : Je te remercie du fond du cœur. Bon, je vais commencer à travailler. Je dois surveiller les cotations et faire des dossiers c'est bien ça ?

Jean-Pierre : Oui. Il faut que j'y retourne. A tout à l'heure. Je viendrais si tu t'en sors. Bonne chance.

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Cabinet d'avocats Raynaud / Mystix

Le téléphone sonne.

Laurent : Ah !! Le téléphone sonne enfin. Je commençais à m'inquiéter sérieusement pour toi Léa Raynaud.

Laurent décroche.

Laurent : Allô Picard. Je commençais à m'inquiéter.

Léo : Non, ce n'est pas le lieutenant Picard. Je suis son collègue Léo Roswell. Je vous informe que nous avons la rançon que vous avez demandée ce matin. Les 80 millions de francs sont là, dans deux mallettes. Mais il faut libérer un otage pour avoir cette somme.

Laurent : Très bien. Mais vous n'allez pas m'avoir comme ça. Je libérerais un otage quand j'aurais vérifié les billets et si le compte est bon. Pas avant. N'essayer pas de me rouler. Sinon, ça se déroulera mal. Vous comprenez ?

Léo : Aucun problème. Nous avons l'argent. On vous l'amène.

Il raccroche.

Roméo : Bon Léo. Qu'a-t-il dit ? Il est d'accord pour la libération d'un otage ?

Léo : Oui, mais il veut vérifier l'argent avant.

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A New York - Commissariat de New York - Bureau de Peter Renolds

Peter regarde les infos dans son bureau.

Peter : Une prise d'otage à Paris, dans le cabinet d'avocats de Léa Raynaud et de Patrice Mystix. Mais c'est la femme de Benvolio. Qu'est-ce qu'ils leur arrivent encore ? Je vais appeler André pour en savoir plus. Le destin s'acharne sur eux, c'est pas possible.

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Devant le bâtiment du cabinet d'avocats Raynaud / Mystix

Roméo : Cela n'est pas très étonnant. Il est méfiant. Il ne veut pas se faire avoir. Bon, on a un micro à placer dans le cabinet. Mais celui qui va y aller doit être très prudent. S'il se fait pincer pendant que le preneur d'otage compte les billets.

Léo : Mais vous êtes sûr que c'est une bonne idée ? Ca peut tourner mal ?

Roméo : Avec ce micro, vous pouvez l'accrocher sous un bureau. Comme ça, ni vu, ni connu. Ensuite, on aura un contact permanent et on saura ce qui se passe dans la pièce. On aura beaucoup plus d'informations que maintenant. Et dès qu'il ne sera pas attentif, on donne l'assaut. Léo, vous êtes prêt pour cette mission difficile et très délicate ? Tout va se jouer avec vous.

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Commissariat de Paris - Bureau d'André Nelson

André est en train de faire le point sur la prise d'otage.

André : Donc l'argent vient d'arriver sur place chef. Et on va bientôt procéder à l'échange argent-otage. Il a accepté de libérer un otage en échange des 80 millions. Celui qui va donner l'argent, va essayer de placer un micro pendant le court temps où le preneur d'otage sera en train de compter l'argent.

Chef Figier : Très bien. J'espère que rien de grave ne va arriver. Les hommes du RAID veulent savoir ce qui se passe précisément. Ils vont être sur place dans très peu de temps. Je retourne à mon bureau répondre au téléphone. Le préfet, le maire n'arrêtent pas de m'appeler pour savoir où nous en sommes.

André : Très bien chef.

Le téléphone d'André sonne.

André : Allô, bureau de l'inspecteur André Nelson.

Peter : André, bonjour. C'est Peter Renolds.

André : Ah bonjour Inspecteur Renolds. Comment allez-vous ?

Peter : Je vais très bien, je vous remercie. Je vous appelle pour en savoir plus sur cette prise d'otage chez vous. Il y a Léa Raynaud j'ai écouté.

André : Oui, c'est bien ça. Elle a été prise en otage avec son collègue dans leur cabinet d'avocat. Et le preneur d'otage souhaite avoir 80 millions de francs. Si ce n'est pas le cas, à 18 heures, il abattra Léa Raynaud.

Peter : Et vous avez pu avoir la somme ?

André : Oui, la Banque de France nous a aidé sur ce coup-là. Mais rien n'est encore fait. Tant que tout cela ne sera pas fini, il ne faut pas se prononcer. Maintenant, quelqu'un de l'équipe doit aller donner l'argent et ensuite, un otage sera libéré normalement, si le preneur d'otage tient parole. Et on a prévu d'installer un micro dans la pièce où il retient les otages pour pouvoir le surveiller et dès qu'il se laisse aller, on attaque.

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Devant le bâtiment du cabinet d'avocats Raynaud / Mystix

Benvolio interrompt la conversation de Léo et de Romain.

Benvolio : Excusez-moi tous les deux. Roméo, il faut que je te parle. Je veux aller porter moi-même la rançon au preneur d'otage. Et je veux ramener ma femme ensuite. Ne refuse pas.

Roméo : Ce n'est pas prudent, et en plus, tu n'es pas de la police. Je ne peux pas accepter.

Benvolio : Roméo, je ferais tout ce qu'il faudra faire mais je veux y aller. Accepte.

Roméo : Comment pourrais-je refuser. Mais je te dis de faire attention. La mission est délicate.

Benvolio : Je le sais ça Roméo. Mais je vais y arriver, tu peux me faire confiance.

Roméo : Bon, viens dans la voiture. Je vais t'expliquer ce que tu vas devoir faire. Il faut que tout se déroule sans accroc.

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Conversation entre Peter Renolds / André Nelson

Peter : C'est un peu risqué vous ne pensez pas ? Le preneur d'otage est armé je présume ?

André : Oui, nous le pensons aussi. Mais à vrai dire, on ne sait pas grand-chose à part sa demande de rançon et qu'il retient prisonnier Patrice et Léa.

Peter : Vous voulez dire que vous ne connaissez même pas son identité ?

André : Non, nous ne savons pas qui c'est et de quoi il est capable. Mais quand on aura placé le micro, on en saura beaucoup plus. Et puis, l'assaut sera donné par les hommes du RAID. Ce sont des professionnels. Tout devrait se dérouler comme sur des roulettes. A moins que l'on fasse une erreur. Mais je ne le souhaite pas.

Peter : Moi non plus. Je vais suivre ça à la télé. J'ai du boulot qui m'attend. Je dois vous laisser André. Au revoir et courage.

André : Oui, il va en falloir jusqu'à la fin de cette prise d'otage. Au revoir Inspecteur Renolds.

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A l'intérieur de la voiture de police

Roméo explique le plan à Benvolio.

Roméo : Bon, tu frappes à la porte du cabinet. Normalement, le preneur d'otage va te demander qui est là. Là, tu lui réponds que tu as les mallettes qui contiennent les billets. Il va te laisser entrer et puis il va vite refermer la porte. Ensuite, tu vas poser les mallettes sur un des bureaux. Il va être tellement occupé à compter que tu vas placer ce petit micro, dessous un bureau. Il y a une attache, normalement ça s'accroche tout seul. Tu verras en le tenant. Ne fais pas d'erreur. Et ensuite, il va te faire sortir et il va compter les billets. Et après, on attend qu'il libère l'un des deux otages. Surtout, tu ne paniques pas. Tu fais naturel, comme d'habitude.

Benvolio : Comme d'habitude, t'es marrant. C'est ma femme qui est avec un fou armé. Je vais garder mon calme mais ça va être difficile.

Roméo : Maîtrise-toi sinon ça va mal tourner et après, on aura des problèmes. Ne fait pas de gestes brusques, ni de faux mouvements qui pourrait le faire douter. Il est très méfiant.

Benvolio : D'accord. J'ai compris ce qu'il fallait faire.

Roméo : Très bien. Je vais appeler le preneur d'otage pour lui annoncer ta venue. Tiens, planque le micro en cas s'il te fouille, on ne sait jamais. Il ne faut pas qu'il découvre le micro, sinon c'est foutu.

Benvolio : Je vais bien le planquer. Je vais réussir Roméo.

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Perrault Thompson Entreprise - Bureau de Benvolio Raynaud

Max entre dans le bureau de Benvolio.

Max : Bonjour. Vous êtes Madame Perrault je crois ?

Patricia : Oui, je suis bien la femme de Jean-Pierre. Nous nous sommes déjà rencontrés au mariage de Benvolio et de Léa.

Max : Oui, je m'en souviens très bien. C'était un beau mariage, même s'il était fait à Las Vegas.

Patricia : Oui, tout a été réussi. Mais appelez-moi Patricia. Alors Max, que voulez-vous ?

Max : Je souhaiterais avoir les cotations de l'action Skilp. J'en ai besoin pour mes rapports.

Patricia : Je vous imprime ça. Dans 30 secondes, vous aurez vos cotations.

Max : Merci Patricia.

Elodie rentre dans le bureau.

Elodie : Tenez Madame Perrault, j'ai retrouvé tous les dossiers que traitent Benvolio en ce moment.

Patricia : Merci Elodie. Je vais pouvoir poursuivre ce qu'a fait Benvolio.

Elodie : Bon, je retourne à mon bureau.

Patricia : Très bien Elodie. Je vous appelle en cas si j'ai un problème.

Elodie quitte le bureau. Patricia donne les feuilles à Max.

Patricia : Voilà ce que vous m'avez demandé.

Max : Merci Patricia. J'y retourne.

Patricia : Très bien. Max, dites à Vincent que je suis de tout cœur avec lui ainsi que Jean-Pierre. On espère que cette histoire se finira bien.

Max : Oui, je lui dirais. Et dire que ça arrive ça le jour de son anniversaire en plus.

Patricia : C'est son anniversaire aujourd'hui ?

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Cabinet d'avocats Raynaud / Mystix

Laurent : Bon, dans quelques minutes, je vais devenir un homme riche. Et ça, ça sera pour une fois grâce à vous Maître Mystix. Depuis que je vous ai rencontré, il ne m'est pas arrivé des trucs positifs. Là, la chance me sourit à nouveau.

Le téléphone sonne.

Laurent : Allô.

Roméo : Monsieur, c'est Roméo Picard.

Laurent : Ah Lieutenant. Votre voix m'avait manqué depuis tout à l'heure.

Roméo : Les mallettes vont vous être remises dans quelques minutes. L'homme qui va vous les donner est en train de se diriger vers le cabinet. Il arrive avec les 80 millions. Je vous rappelle que vous devez libérer un otage ensuite.

Laurent : Ne vous inquiétez pas Roméo Picard. Je tiens parole. A 15 heures 30, après que j'ai compté les billets, je libère l'un des otages.

Roméo : D'accord.

Il raccroche.

Roméo : Bon Benvolio. C'est à toi de jouer maintenant. Tu donnes l'argent et ensuite tu places le micro discrètement dans le cabinet et ensuite tu reviens. Tu fais bien tout ce qu'il te dit. D'accord ?

Benvolio : Aucun souci Roméo. Et je reviens avec ma femme.

Roméo : Non, il va libérer l'un des otages à 15 heures 30 après avoir vérifié l'argent.

Benvolio : Là, je le sens mal ce coup. Mais je vais y aller quand même. J'espère qu'il fera ce qu'il a dit. Souhaitez-moi bonne chance.

Jennifer : Bonne chance Benvolio. Vous allez réussir et tout le monde sortira vivant de cette histoire.

Léo : Bonne chance Benvolio. Nous sommes tous avec vous. Tout va bien se passer.

Roméo : Allez, bonne chance. Et surtout, pas de mouvements suspects ou brusques. Tu peux réussir, j'en suis persuadé.

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Perrault Thompson Entreprise - Bureau de Benvolio Raynaud

Max : Oui, c'est son anniversaire aujourd'hui. Il a 27 ans aujourd'hui.

Patricia : Très bien. Souhaitez-lui un bon anniversaire de ma part.

Max : Je lui dirais, soyez s'en sûre. Merci pour le dossier. Je reviendrais à la clôture des marchés.

Patricia : D'accord. A tout à l'heure Max.

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Escaliers menant au cabinet d'avocats Raynaud / Mystix

Benvolio monte au deuxième étage, étage où se trouve le cabinet. Il a avec lui les deux mallettes remplies de billets.

Benvolio : Bon, il faut que je me concentre et que j'ai l'air naturel. Plus facile à dire qu'à faire.

Benvolio se donne des conseils.

Benvolio : Respire un grand coup Benvolio et c'est parti. Tu peux le faire Benvolio.

Benvolio frappe à la porte du cabinet.

Laurent : Qui est-ce ?

Benvolio : Je suis l'homme qui vient donner la rançon de 80 millions.

Laurent ouvre doucement la porte. Il pointe l'arme sur Benvolio.

Laurent : Vous êtes seul ? Entrez tout de suite.

Benvolio entre dans le cabinet et Laurent referme la porte à clé.

Laurent : Vous êtes le bienvenu ici. Je n'ai pas le temps de vous présenter les personnes qui sont avec moi. Restez ici et donnez-moi les deux mallettes de billets. Je veux les vérifier avant de vous laisser partir.

Benvolio donne les deux mallettes à Laurent. Laurent les pose sur le bureau de Patrice.

Laurent : Alors, voyons voir ça. Oh !! Comme c'est beau. Cela ne vous dérange pas d'attendre un peu ?

Benvolio : Non, j'ai tout mon temps.

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Devant le bâtiment du cabinet d'avocats Raynaud / Mystix

Roméo : Bon, je pense que Benvolio a du entrer dans le cabinet à cette heure-ci. Espérons que tout se passe bien et qu'il n'y ait pas de mauvaises surprises.

Jennifer : J'espère aussi Roméo. Mais j'ai confiance en Benvolio. Il est très fort. Il va vite revenir vivant.

Léo : Espérons-le. Mais il faut se méfier. Je ne veux pas porter la poisse, mais ça fait un moment qu'il est entré maintenant.

Pierrette : Attendez Monsieur. Les mallettes étaient lourdes. Il a du mettre du temps à monter les marches. Benvolio a l'air d'être très courageux.

Christian : Oui, ça, on peut le dire. Il nous a aidé dans pas mal d'enquêtes. Benvolio ne laissera jamais tomber sa femme Léa. Il aime tellement Léa. Tout va bien se dérouler.

Pierrette : Je l'ai bien vu qu'il l'aimait, dès le premier jour où ils se sont rencontrés. C'était avant mon départ pour le Brésil. Ils vont s'en sortir sans dommage, j'ai un bon pressentiment.

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Newgold - Bureau de Juliette Chanet et de Jennifer Thompson

Juliette est devant la télé pour avoir les dernières informations sur la prise d'otage.

Juliette : Donc, d'après le dernier message de Roméo, tout se passe bien pour lui là-bas. Maintenant, espérons que ça soit le cas pour tout le monde et en particulier pour Patrice et Léa. Je vais voir ce qu'ils disent dans le flash info de 15 heures.

A la télévision, le générique du journal commence. Le journaliste apparaît et commence par la prise d'otage.

Le journaliste : Nous allons tout de suite en direct à Paris où une prise d'otage a lieu depuis ce matin dans un cabinet d'avocats parisien. 2 avocats, Patrice Mystix et Léa Raynaud sont pris en otage. Une rançon de 80 millions de francs a été réclamée par le preneur d'otage dont nous ignorons encore l'identité. Nous retrouvons sur place Didier Simon, notre envoyé spécial. Quelles sont les dernières informations dont vous disposez Didier.

Journaliste Didier Simon : Les dernières informations que nous avons pu avoir sont que la rançon de 80 millions de francs est arrivée dans un fourgon blindé de la Banque de France. Deux mallettes ont été remises. Et on a vu un homme qui n'est pas policier partir dans le bâtiment où sont retenus les otages avec les mallettes de la rançon. Il s'agit du mari de l'otage Léa Raynaud. Et pour l'instant, il n'est pas revenu. Cela fait 10 minutes maintenant. Je vous rappelle dès qu'il revient ou s'il se passe un événement de dernière minute.

Juliette : Non, c'est Benvolio qui est allé donner la rançon. Mais il est fou. C'est risqué comme mission. Je vais prévenir Vincent tout de suite. Je vais savoir s'il est au courant de ça.

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Skilp - Bureau de Vincent Chanet et de Max Wilson

Max entre dans le bureau.

Max : Vincent, je viens du bureau de Benvolio. C'est Patricia Perrault, la femme de Jean-Pierre qui le remplace aujourd'hui. Et elle te souhaite un bon anniversaire.

Vincent : Ah !! C'est gentil. Bon, tu as les cotations de l'action ?

Max : Oui. Tiens. C'est assez fluctuant. On est en légère baisse. Qu'en penses-tu ?

Vincent lit le rapport.

Vincent : C'est assez moyen. Nous sommes en baisse de 1,38% à 1303€.

Le téléphone de Vincent sonne.

Vincent : Excuse-moi. Allô, bureau de Vincent Chanet.

Juliette : Vincent, c'est Juliette. Vous savez ce qui se passe au cabinet d'avocats de Léa ?

Vincent : Oui, elle a été prise en otage. J'y suis allé tout à l'heure. Je vais bientôt y retourner. Pourquoi cette question ? Vous avez appris quelque chose que j'ignore ?

Juliette : Certainement. A la télé, ils viennent de dire que c'est Benvolio qui a emmené les mallettes de la rançon au preneur d'otage. Et ça fait plus de 10 minutes, et il n'est pas encore revenu.

Vincent : Quoi !! Mais pourquoi c'est lui qui y ait allé et pas un policier ?

Juliette : Ca, je n'en sais rien. Je n'ai pas pu avoir Roméo pour lui demander.

Vincent : Bon, je vais tout de suite sur place pour prendre des nouvelles et voir ce qui va se passer. Merci de m'avoir prévenu Juliette. Au revoir.

Vincent raccroche.

Max : Que se passe-t-il ?

Vincent : Benvolio est allé emmener la rançon au preneur d'otage. Il est fou, c'est très dangereux. Et il paraît qu'il n'est pas encore revenu. Je vais aller voir ce qui se passe là-bas. Je reviendrai peut-être tout à l'heure. Occupe-toi du rapport s'il te plaît. Je compléterai tout à l'heure ou ce soir.

Max : Prends tout ton temps Vincent. Je pourrais me débrouiller tout seul. Ne t'en fais pas. Va prendre des nouvelles de ta sœur et de Benvolio.

Vincent : Merci Max. Je te revaudrais ça.

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Cabinet d'avocats Raynaud / Mystix

Benvolio tente de placer le micro sous un bureau pendant que Laurent vérifie les billets.

Benvolio (dans sa tête) : Reste calme Benvolio. Il faut que je mette doucement le micro et que je regarde fixement le preneur d'otage. S'il se retourne, je mets ma main dans le dos.

Benvolio place le micro qui s'accroche sous le bureau.

Benvolio (dans sa tête) : C'est bon. Il est bien accroché. Mince, il se retourne.

Laurent se retourne vers Benvolio. Il prend son arme et s'approche de Benvolio.

Laurent : Oui, c'est bon. Il y a le compte.  Mais il y a un souci Monsieur. Vous allez rester ici avec nous. D'accord ? De toute façon, vous n'avez pas le choix. Je vais maintenant appeler votre chef policier. Et vous n'avez pas intérêt à faire de gestes brusques, sinon elle meurt. Je ne la raterai pas. Et pendant ce temps, Maître Mystix va vous attacher sur sa chaise de bureau. Allez Mystix, on y va. On ne perd pas de temps. Je n'ai pas que ça à faire.

Patrice : Très bien. Venez Monsieur.

Benvolio s'approche de Patrice et s'assoit sur la chaise. Patrice est en train de l'attacher.

Benvolio (dans sa tête) : Merde !! Je suis pris en otage moi aussi. Il nous a bien eu ce fumier. Je pensais vraiment que j'allais récupérer Léa. Quel abruti je suis. Comment va-t-on faire maintenant pour s'en sortir ? Il n'a pas vu que j'avais placé le micro, c'est un point positif.

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Newgold - Bureau de Juliette Chanet et de Jennifer Thompson

John et Michaël entrent dans le bureau.

John : Juliette, où est passée Jennifer ? Oh !! Que je suis bête. Elle est partie devant le cabinet d'avocats de son compagnon Patrice ?

Juliette : Oui, elle est partie là-bas dès qu'elle a appris la nouvelle et elle n'est pas revenue depuis tout à l'heure John. Je suis désolée. Elle ne m'a même pas appelé.

Michaël : Attendez une seconde. C'est quoi cette histoire ?

John : J'ai oublié de te prévenir Michaël. Mais tu n'es au courant de rien. Toutes les chaînes d'info en parlent. Une prise d'otage a lieu au cabinet d'avocats de Patrice et de Léa Raynaud, la femme de Benvolio. Une rançon de 80 millions a été demandée.

Michaël : Non, je l'ignorais. Merci de me mettre au courant. J'étais dans mon bureau en train de réfléchir à un nouveau projet avec Jean-Paul. On n'est pas fixé sur la télé toute la journée. Et alors, que se passe-t-il actuellement ?

Juliette : La rançon a été donnée par Benvolio tout à l'heure. Mais il n'était pas revenu au bout de 10 minutes. Je présume que maintenant il doit être de retour vers Roméo et tous les membres de sa famille.

John : Bon, je vais aller prendre des informations et je reviens.

Michaël : Très bien papa. Quelle histoire incroyable.

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Devant le bâtiment du cabinet d'avocats Raynaud / Mystix

Roméo commence à s'inquiéter.

Roméo : Bon, je trouve que Benvolio met du temps à revenir. Et je trouve cela louche. J'espère qu'il ne lui est rien arrivé de grave.

Pierrette : Ne commencez pas à devenir négatif Lieutenant Picard. Ce n'est pas moment de s'inquiéter. Comme dit le dicton : pas de nouvelles, bonnes nouvelles.

Roméo : Vous avez raison Madame Chanet.

Le téléphone de Roméo sonne.

Roméo : Allô, lieutenant Roméo Picard.

Laurent : Ah Lieutenant Picard. C'est vous à qui je voulais parler. Bon, je dois vous informer que j'ai vu les mallettes et je dois avouer qu'il y a le compte. Je vous en remercie sincèrement. Mais je dois vous dire que celui qui m'a donné l'argent ne va pas revenir vers vous. Et pour qu'il revienne vers vous, sain et sauf, il me faut la même somme : 80 millions. Vous avez jusqu'à demain 8 heures du matin. Au revoir et passer une bonne soirée Lieutenant Picard. Et mettez trois pizzas devant la porte. Mes otages et moi-même commençons à avoir faim. Je veux trois pizzas classiques : jambon, champignons et gruyère. Enfin, vous voyez laquelle c'est. Je la veux le plus vite possible. Je déteste avoir faim. Ca me rend agressif.

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Newgold - Bureau de Juliette Chanet et de Jennifer Thompson

Juliette : Ah Michaël. Regardez, il y a un nouveau flash spécial. Je monte le son.

Le journaliste : Didier Simon, vous êtes en direct du cabinet d'avocats. Dites-nous les dernières informations que vous venez de recevoir.

Didier Simon journaliste : Et bien, on a appris à l'instant qu'il y a un nouvel otage dans le cabinet d'avocats. C'est l'homme qui a livré la rançon. Il est à son tour pris en otage. Il n'est pas revenu depuis plus d'une demi-heure maintenant. On attend la confirmation des policiers sur place. Cette personne est, je vous le disais tout à l'heure le mari de l'avocate qui est prise en otage depuis ce matin avec son collègue.

Juliette : Mais c'est un cauchemar cette affaire. Benvolio est à son tour pris en otage.

Michaël : C'est terrible. Je vais aller sur place pour en savoir plus. Je n'ai pas trop confiance à ce que la police peut dire à la presse et aux journalistes.

Juliette : Je vais aller avec vous. Je suis très inquiète. Et en plus, c'est Roméo qui dirige les opérations. On pourra passer les barrages policiers facilement.

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Voiture de police

Roméo : Quoi !! Mais vous blaguez. Merde, il a raccroché ce fumier. Et merde !!! On s'est fait avoir comme des cons.

Léo : Calmez-vous. Pourquoi vous dites ça ? Que se passe-t-il ? Qu'a-t-il dit ?

Roméo : Il a pris en otage Benvolio ce fumier. Il nous a eu en beauté. Il veut maintenant 80 millions de francs de plus pour nous rendre Benvolio. Et on a jusqu'à demain matin 8 heures. Et sans oublier, trois pizzas reine au plus vite pour eux. Ils ont faim. Et il m'a même précisé que quand il a faim, il peut devenir violent. Tout se passe mal. On est dans la merde.

Christian : Roméo, venez voir dans le camion de réception. On a émis la connexion avec le cabinet. Le micro fonctionne bien.

Roméo, Léo et Christian se dirigent vers le camion.

Roméo : Bravo. Il a réussi au moins à mettre le micro. Je pensais qu'il s'était fait avoir. Mais non, ce n'est pas le cas. Ca dit quoi ?

Christian : Patrice Mystix a dit au preneur d'otage que c'était bon, que Benvolio était bien ligoté. Enfin, je présume qu'il parlait de Benvolio. Il disait le policier.

Roméo : Donc ça veut dire qu'il a laissé libre Patrice. Il n'est pas attaché. Intéressant à savoir.

Fin de l'épisode.

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