Episode n°196 - Diffusion : Lundi 2 Juin 2008
L'histoire qui est racontée est fictive. Elle se déroule en juillet 2001, principalement à Paris. Tous les noms des personnages sont inventés.
Avec aujourd'hui comme personnages principaux : Benvolio Raynaud, Juliette Chanet, Léa Raynaud, Roméo Picard, Jean-Pierre Perrault, Max Wilson, John Thompson, le Juge Patrick Villiers, Laëticia Foucault, Audrey Chanet, Patricia Perrault, André Nelson et Vincent Chanet.
Newgold - Bureau de Juliette Chanet et de Jennifer Mystix
Juliette : Et bien, Roméo s'est jeté sur lui et ils se sont battus. Enfin Roméo a frappé à plusieurs reprises Benjamin. Voilà pourquoi Roméo est venu chez moi. Il dort sur le canapé. Il veut me protéger en cas où Benjamin revienne pour m'embêter.
Benvolio : Ah !! Mais c'est quand même mieux. Tu le vois tous les jours comme ça.
Juliette : Oui, mais j'aimerais tellement qu'il revienne dormir avec moi dans notre lit.
Benvolio : Il lui faut du temps Juliette, je te l'ai déjà dit. Ce qu'il a vu lui a fait du mal l'autre jour. Pas de précipitations Juliette. Il reviendra vers toi mais il lui faut du temps. Bon, je dois y retourner. Je te souhaite bonne chance pour le reconquérir. Tu vas réussir.
Juliette : Merci encore de ton soutien Benvolio.
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Skilp - Bureau de Vincent Chanet
Léa : Ce n'est pas ce que tu crois Vincent.
Vincent : Comment ça ? Elle prend une chambre d'hôtel avec un homme et tu vas me faire croire qu'ils ont joué aux cartes pendant toute l'après-midi. Pas à moi Léa.
Léa : Non, ce n'est pas ça. Tu sais quelle est la profession de ce cher Oliver Steeves ?
Vincent : Non, je l'ignore. C'est un gigolo qui couche avec les femmes mariées ?
Léa : Non, pas ça je te dis. Oliver Steeves est un escroc. Il falsifie ou fabrique des photos pour ces clients. Et quand il y a un divorce, ces photos permettent à celui qui les a payées de gagner le divorce et d'avoir de bonnes compensations financières. En fait, il prend un mari en photo, et ensuite par ordinateur, il lui met une splendide jeune femme dans les bras et le tour est joué. Et hop, le mari tombe pour adultère.
Vincent : Quoi !! Mais je ne comprends rien du tout. Tu veux dire que ma femme veut m'avoir en faisant des fausses photos de moi avec une femme ? C'est bien ça ?
Léa : J'en ai bien peur oui.
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Skilp - Bureau de Max Wilson
Laëticia entre dans le bureau de Max.
Laëticia : Max, mon chéri. Ca y est. Je suis officiellement chez Perrault Thompson Entreprise. Je viens à l'instant de signer mon contrat avec eux.
Max : Très bien. Et tu vas travailler dans quel secteur ?
Laëticia : Je commence le 1er septembre dans le secteur du transport aérien. Je vais travailler à Air Voyage.
Max : Air Voyage !! Tu vas donc avoir la femme de Vincent comme patronne.
Laëticia : Oui, mais ne t'en fais. Je vais bien m'intégrer à l'entreprise et tout se passera très bien. Tu ne vas pas être déçu de moi, je te le jure.
Max : Mais je ne m'inquiète pour ta réussite. Je sais que tu es faite pour ce poste. Je t'aime et c'est là l'essentiel et je t'encouragerai dans tous tes projets.
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Skilp - Bureau de Vincent Chanet
Vincent : Donc si elle a fait des fausses photos, elle a du les mettre quelque part. Il faut que je découvre où elle les a mises et que je les détruise au plus vite.
Léa : Je te laisse faire sur cette affaire-là. Je t'ai apporté les informations que j'avais.
Vincent : Vous aviez tous raison dès le départ. Vous saviez que j'allais me faire avoir en me mariant aussi vite et moi qui ait failli me disputer avec vous. Je suis tombé dans le panneau comme un blaireau.
Léa : Ne dis pas ça. Je croyais à la sincérité d'Audrey moi aussi.
Vincent : Après Valérie et ses potions de je ne sais où, voici Audrey qui veut me piéger dans l'adultère. Pourquoi ça me retombe dessus. Je pensais avoir compris la leçon avec Valérie et ça recommence. Mais qu'es-ce que j'ai fait au bon dieu pour mériter ça ? Je ne rencontrerai jamais une fille bien.
Léa : Ne dis pas ça Vincent. Ne te dévalorise pas comme ça. Ca ne sert à rien. Ce qui est fait, est fait. Tu n'as pas eu de chance, c'est tout. Mais tu vas te reprendre et tu vas finir par trouver quelqu'un de bien.
Vincent : Bien sûr. Je suis un nul.
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18h30 Maison de Benvolio et de Léa Raynaud
Benvolio rentre chez lui.
Benvolio : Bonsoir chérie. Alors comment ça va ce soir ? Le petit va bien ?
Léa : Oui, il vient de boire son biberon et il est en train de se rendormir tranquillement.
Benvolio : Bon, tu connais la nouvelle : Roméo et Juliette vivent à nouveau ensemble.
Léa : Ah !! Je l'ignorais. C'est une bonne nouvelle pour eux deux.
Benvolio : Oui, mais cela est dû seulement à Benjamin.
Léa : Ah bon !! Attends, c'est pour ça qu'il a un œil au beurre noir depuis le début de la semaine.
Benvolio : Oui. Il voulait que Juliette mette sa bague de fiançailles et comme elle n'a pas voulu, il est devenu violent. Et ensuite, Roméo est rentré au même moment chez Juliette et il s'est bagarré avec Benjamin. Donc, pour la sécurité de Juliette, il a décidé d'emménager sur le canapé de Juliette.
Léa : Je comprends mieux. Et lui il ne voulait rien dire.
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Maison de Juliette Chanet
Roméo entre dans la maison.
Roméo : Bonsoir Juliette.
Juliette : Salut Roméo. Alors comment vas-tu ? On dirait que quelque chose te tracasse ?
Roméo : Oui, il y a eu un problème. Tu es convoquée au commissariat demain matin. André devra t'interroger.
Juliette : M'interroger ?? Mais pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?
Roméo : Et bien, ton cher ami d'enfance de Nantes, qui n'est autre que ce gentil Benjamin Lambert a porté plainte contre moi pour coups et blessures. Il faut que tu dises tout ce qui s'est passé.
Juliette : Mais ça n'en finira jamais cette histoire. Il ne va pas me laisser tranquille. Il devient pénible ce type. Il va nous embêter combien de temps ?
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Appartement de Vincent et d'Audrey Chanet
Audrey entre dans l'appartement.
Audrey : Bonsoir Vincent. Alors tu as passé une bonne journée ?
Vincent : Oui, ça peut aller. J'avais des dossiers à régler.
Audrey : Ah !! Je sens que tu vas mieux que ces derniers jours. Ta crise est donc finie, je présume ?
Vincent : Oui, j'ai compris pourquoi j'avais toute cette inquiétude et cette anxiété. Mais ça va mieux maintenant.
Audrey : Et bien, on va pouvoir reprendre une vie normale, comme tous les couples qui se sont mariés depuis quelques semaines.
Vincent : Si tu le dis, c'est que c'est vrai.
Audrey : Mais bien sûr que c'est vrai Vincent. Tu n'as pas confiance en moi.
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Maison de Benvolio et de Léa Raynaud
Benvolio prend des lettres sur le comptoir.
Benvolio : Ca, c'est le courrier d'aujourd'hui.
Léa : Oui, je crois. Je ne l'ai pas ouvert.
Benvolio regarde les destinataires.
Benvolio : Oh non !! Mais c'est pas vrai. Ca recommence.
Léa : Qu'est-ce qui recommence ? Tu as une facture que tu as oublié de payer ?
Benvolio : Non, c'est pas ça. Le FISC revient dans nos pattes pour que l'on rembourse les dettes de mon père. Il faut leur donner les 186.000 francs avant le 31 juillet sinon il y aura un huissier et là on ne pourra rien dire. Il va falloir que l'on fasse un emprunt à la banque pour donner l'argent. Sinon on aura plus de maison.
Léa : J'irais voir le banquier pour qu'il nous propose la somme. Mais bon, comme on gagne bien notre vie, il va accepter l'offre. On peut seulement demander 150.000 francs et on va mettre 36.000 francs de notre poche.
Benvolio : Il aura intérêt à accepter. C'est moi qui vais m'en occuper si cela ne te dérange pas. Je suis conseiller boursier et je vais voir les offres les plus avantageuses pour le remboursement de ce prêt.
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Maison de Juliette Chanet
Roméo : Il faut que tu viennes avec moi demain matin. Sinon, cela risque d'aller au tribunal et je vais payer une forte amende. Il a tenté de te violenter. Il faut même que tu portes plainte pour harcèlement moral. Il n'arrête pas de venir te voir pour que tu le choisisses lui. Alors que tout le monde sait que tu ne l'aimes pas.
Juliette : Bien sûr que je vais venir. Benjamin ne va pas nous séparer. J'irais vers 10 heures demain matin.
Roméo : C'est André qui t'interrogera. Tu le connais, il n'est pas très violent. Il va juste te poser quelques questions et tu lui diras tout ce qui s'est passé avec Benjamin. Après, je vais m'en occuper et tout va s'arranger à l'amiable.
Juliette : Et ensuite, Benjamin nous laissera tranquille ?
Roméo : Oui, je te le jure. Il ne reviendra pas nous séparer Juliette.
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Mercredi 18 Juillet 2001, 10h00 Commissariat de Paris - Bureau d'André Nelson
Juliette entre dans le bureau d'André Nelson.
Juliette : Bonjour André.
André : Bonjour Juliette. Je vous attendais. Asseyez-vous. Je vais vous poser quelques questions.
Juliette : Très bien. Mais vous savez que je viens porter plainte à mon tour pour harcèlement moral.
André : Je le sais. Roméo est venu me prévenir ce matin. Donc vous portez plainte contre qui Juliette ?
Juliette : Benjamin Lambert. Il n'arrête pas de venir me voir depuis plusieurs jours et il veut que je me marie avec lui alors que je n'en ai pas envie. Et je voudrais qu'il cesse de m'embêter.
André : Très bien. Je vais prendre votre plainte. Alors dites-moi tout. Il vous a harcelé quand ?
Juliette : Vendredi dernier. Il a tenté de me mettre sa bague de fiançailles au doigt et j'ai refusé. Il a alors commencé de devenir méchant. Il parlait de plus en plus fort. Je lui ai demandé de quitter ma maison plusieurs fois mais il a continué avec sa bague.
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Perrault Thompson Entreprise - Bureau de John Thompson et de Jean-Pierre Perrault
Vincent et Max entrent dans le bureau de John et de Jean-Pierre.
Vincent : Bonjour John, bonjour Jean-Pierre. Nous devons parler de Skilp.
Max : Bonjour tous les deux. Vous pouvez nous accorder quelques minutes ?
Jean-Pierre : Bien évidemment. Alors vous avez du nouveau pour Skilp ?
Max : Nous vous emmenons nos premiers résultats. On a eu les premiers chiffres des stations-service.
John : Ce sont les chiffres après une semaine d'exploitation ?
Vincent : Oui, exactement. Tenez le dossier que nous venons de terminer.
John et Jean-Pierre prennent un dossier chacun.
Jean-Pierre : Alors voyons voir les chiffres.
Vincent : Nous sommes en train de dépasser nos espérances. Nous allons bientôt dépasser nos concurrents dans notre secteur. Notre slogan « N°1 sur les prix » a fait son effet.
John : Pour l'instant, des bénéfices de 60 millions de francs. Bravo tous les deux.
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Palais de Justice de Paris - Couloir
Le juge Patrick Villiers voit Léa entrer dans le palais de Justice. Il vient lui dire bonjour.
Juge Patrick Villiers : Bonjour Léa. Comment allez-vous ce matin ?
Léa : Oui, je vais bien. Je dois aller demander un prêt à la banque.
Juge Patrick Villiers : Ah !! Vous prévoyez de faire un gros achat ou vous avez des problèmes d'argent avec Benvolio ?
Léa : C'est plutôt les problèmes d'argent de Paul Raynaud qui nous embêtent aujourd'hui. Benvolio doit payer plus de 180.000 francs au FISC. Ce sont les dettes de son père.
Juge Patrick Villiers : Le FISC est revenu à la charge ?
Léa : Oui. On a reçu une nouvelle lettre des impôts. Mais bon, on ne peut rien dire. Benvolio est le seul héritier de son père étant donné que son frère est mort. On va s'endetter à notre tour pour réparer les erreurs de son père.
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Commissariat de Paris - Bureau d'André Nelson
André : Et ensuite, que s'est-il passé ?
Juliette : Et bien, Roméo a surgi dans la maison et il s'est jeté sur Benjamin pour qu'il me lâche. Il commençait à me faire mal. Il voulait vraiment que je mette sa bague de fiançailles.
André : Très bien. Mais vous savez pourquoi Benjamin Lambert n'a pas voulu vous écouter ?
Juliette : Je ne sais pas du tout. On est sorti ensemble au lycée et maintenant qu'il m'a retrouvé, il voulait détruire mon mariage et il a réussi. Je ne sais pas pourquoi il s'accroche à moi comme ça.
André : Et il vous a frappé ?
Juliette : Non, il n'a pas levé la main sur moi. Mais il m'a tiré le bras violemment pour qu'il puisse me mettre la bague au doigt.
André : Et donc quand Roméo est entré chez vous, il s'est jeté sur Benjamin vous avez dit tout à l'heure. Donc ils se sont bagarrés ?
Juliette : Oui, ils en sont venus au poing. Benjamin ne voulait pas partir de ma maison. Et donc, j'ai eu peur qu'ils se tuent entre eux donc j'ai appelé la police et je suis tombé sur Léo qui est venu 10 minutes après pour les séparer.
André : Très bien. Je vais vous sortir votre plainte et vous allez la signer.
Juliette : Très bien. Et qu'est-ce qui va se passer ensuite ?
André : Et bien, on va aller parler à Benjamin Lambert de votre plainte et on va voir ce qu'il va dire.
André sort la plainte et demande à Juliette de la signer.
André : Tenez, vous signez ici.
Juliette : Voilà ma signature. J'espère qu'il va cesser de m'importuner. Je peux retourner au bureau. J'ai du travail.
André : Oui, bien sûr. Au revoir Juliette. Et ne vous en faites pas, Benjamin va comprendre le message.
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Perrault Thompson Entreprise - Bureau de Benvolio Raynaud
Benvolio lit le dossier de Skilp.
Benvolio : Les résultats de Skilp, après une semaine de fonction, sont excellents. On commence à se faire de la clientèle. Ca marche super bien. La campagne de communication a donc bien commencé.
Patricia : Les bénéfices faits en une semaine peuvent nous laisser espérer de bonnes choses.
Benvolio : Oui, c'est très prometteur. Skilp peut conquérir toute l'Europe et les marchés financiers le savent. L'action est en forte hausse ce matin : + 27%. L'action est à son plus haut : 2.650€.
Patricia : On est en train de rentabiliser l'achat de l'entreprise il y a quelques mois.
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Palais de Justice de Paris - Couloir
Juge Patrick Villiers : Vous voulez que je vous aide en vous prêtant de l'argent ?
Léa : Non, ça ne sera pas nécessaire. On va faire un emprunt avec Benvolio je vous ai dit. Et puis, Benvolio connaît quelques personnes dans le monde de la finance. On va récupérer cette somme en quelques mois. Je ne m'en fais pas pour ça.
Juge Patrick Villiers : C'est vrai qu'il est conseiller boursier. Bon, je suis sûr que tout ira bien.
Léa : Oui, un bon placement financier et hop !! On récupère la somme perdue chez le FISC.
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Appartement de Vincent et d'Audrey Chanet
Vincent entre dans son appartement seul.
Vincent : Bon, il est midi. Je vais chercher dans toute la maison. Il faut que je mette la main sur ses photos au plus vite. Elles doivent se trouver ici dans le salon. Je vais chercher dans tous les tiroirs et les dossiers.
Vincent ouvre plusieurs tiroirs sans résultat. Il ouvre un nouveau tiroir.
Vincent : Voyons voir ici. Dans ce tiroir, elle range souvent ses papiers. Voyons voir. Facture, lettre de pub, facture. Il n'y a rien du tout ici.
Fin de l'épisode.
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