Episode n°219 - Diffusion : Mardi 1er Juillet 2008
L'histoire qui est racontée est fictive. Elle se déroule en septembre 2001, principalement à Paris. Tous les noms des personnages sont inventés.
Avec aujourd'hui comme personnages principaux : Benvolio Raynaud, Juliette Picard, Max Wilson, Roméo Picard, Léo Roswell, Jennifer Mystix, Benjamin Lambert, Patrice Mystix, Maître Walter, Vincent Chanet, Laëticia Foucault, Jean-Pierre Perrault, Audrey Chanet, Eloïse Valentin, John Thompson, Laurent Boucard et Amandine Levallois.
Avec la participation de Jack School de l'hôpital de Boston, du chef du laboratoire Newgold, du représentant des Levallois en Australie et du Juge Luc Brissac.
Air Voyage - Bureau d'Audrey Chanet et d'Eloïse Valentin
Audrey se lève, et commence à s'énerver.
Audrey : Attendez un peu. Vous n'êtes pas le chef de l'entreprise ici. Alors maintenant, vous allez vous calmer un peu. On dirige cette société comme on l'entend.
Benvolio : Pardon. J'ai mal compris ce que vous venez de dire là. Je vous rappelle que je m'occupe de l'argent dans cette entreprise et dans toutes les filiales. Si vous ne faites rien dès maintenant, Air Voyage va couler. Et vous allez commencer par être en déficit. Allez, maintenant au boulot. Et parlez-moi sur un autre ton.
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Tribunal de Paris - Salle d'audience
Juge Luc Brissac : Maître Walter, je vous laisse commencer.
Maître Walter : Merci Monsieur le Juge. Léo Roswell, vous êtes policier depuis quelques mois. Etiez-vous sur place le jour de la prise d'otage ?
Léo : Oui. Je n'étais pas au travail ce jour-là. Je me remettais d'une blessure avec une autre enquête. Et alors, j'ai voulu rendre visite à mes collègues. Et ils partaient en intervention sur une prise d'otage. Ils m'ont proposé d'aller avec eux et je les ai suivi.
Maître Walter : Vous avez été blessé combien de temps avant ?
Léo : Une semaine. J'ai été blessé d'une balle par Hervé Raynaud. Et donc j'avais un arrêt de travail qui s'arrêtait le lendemain.
Maître Walter : Qu'avez-vous fait durant la prise d'otage ?
Léo : Et bien, j'ai essayé d'aider en appelant la banque de France pour débloquer des fonds. Laurent Boucard avait demandé 80 millions de francs de rançon. Et ensuite, je devais surveiller ce qui se passait dans le cabinet d'avocats.
Maître Walter : Très bien. Parlons de l'intervention du RAID. Vous pensez que Roméo Picard a fait une erreur en faisant intervenir les hommes du RAID ?
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Newgold - Bureau de Juliette Picard et de Jennifer Mystix
Jennifer entre dans le bureau.
Juliette : Jennifer. Tu viens de rater ton père et Jean-Pierre. Ils viennent de me rendre visite et ils ont fait leur choix sur les dessins qu'on leur a passé hier après-midi.
Jennifer : Et alors, lequel ils ont sélectionné ?
Juliette : Et bien, ils n'ont pas pu les départager et on les garde tous. On va faire des packagings différents. Qu'en penses-tu ? On pourra faire 5 packagings pour le nouveau parfum.
Jennifer : Je trouve que c'est une bonne idée. Juliette, nous devons aller au laboratoire. Les chercheurs ont trouvé une senteur encore mieux que celle qu'ils nous ont fait sentir la semaine dernière. On doit donner notre accord final.
Juliette : Très bien. Je prends mes affaires et on y va.
Jennifer : Notre parfum va être génial.
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Tribunal de Paris - Salle d'audience
Léo : Non, il n'a pas fait d'erreur selon moi. Il a fait ce qu'il fallait et je le félicite pour avoir permis de mettre sous les verrous un homme aussi dangereux que Laurent Boucard. Je suis sûr que si ça avait duré toute la nuit, ça aurait mal tourné. Il a menacé de tuer des otages s'il n'obtenait pas ce qu'il voulait.
Maître Walter : Comment saviez-vous ce qui se passait dans le cabinet d'avocats de Maître Raynaud et Mystix ?
Léo : Comme ça a été dit hier, Benvolio Raynaud a placé un écouteur sous un bureau pendant que Boucard comptait la rançon et nous avec André Nelson, on était en train d'écouter ce qui se passait.
Maître Walter : Très bien. Je n'ai plus de questions Monsieur le Juge.
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A Boston - Chambre d'hôpital de Laëticia Foucault
Docteur Jack School : Calmez-vous. Il faut vous reposer pour l'instant. Mais vous ne vous souvenez pas de ce qui s'est passé ?
Laëticia : Si, la dernière chose que je me souviens, c'est que j'étais dans une ruelle et une femme m'a frappé alors que je voulais savoir où j'étais. Je ne me rappelle plus de rien ensuite.
Docteur Jack School : On en reparlera. Vous devez vous reposer pour l'instant. Je reviendrai vous voir tout à l'heure.
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Appartement de Max Wilson
Max est rentré dans la nuit à Paris.
Max : Oh !! Mais pourquoi as-tu pris cet avion Laëticia ? Tout allait si bien entre nous. On vivait le parfait amour. On a passé un été très bien ensemble.
Max prend un journal qui fait la une sur les attentats.
Max : Et ce putain d'avion qui a été détourné par des kamikazes. C'est pas possible. Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour mériter ça ? Je suis maudis de toute façon. Et dire que je ne pourrais jamais l'enterrer dignement. Son corps sera introuvable dans ces tonnes de gravats. Son corps va finir dans une décharge de New York.
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Tribunal de Paris - Salle d'audience
Juge Luc Brissac : C'est à vous Maître Lambert.
Benjamin : Est-ce que vous étiez relié avec Roméo Picard lorsqu'il est intervenu avec les hommes du RAID ?
Léo : Non, nous n'étions pas en communication lorsqu'il est parti avec le RAID. Mais Monsieur Boucard commençait à dormir profondément quand ils sont partis à l'intérieur du bâtiment.
Benjamin : Vous avez bien écouté que Laurent Boucard s'était réveillé avant que Roméo Picard et le RAID n'interviennent ?
Léo : Oui, on l'a écouté avec mon collègue. Et je devais aller vite, en courant, les prévenir. Mais je suis arrivé trop tard et Laurent Boucard était déjà menotté et Patrice Mystix blessé.
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Laboratoire de recherche Newgold
Juliette et Jennifer ont rendez-vous avec le chef du laboratoire.
Juliette : Bonjour Monsieur.
Le chef labo : Ah Juliette Picard et Jennifer Mystix. Comment allez-vous depuis la semaine dernière ?
Jennifer : Nous allons très bien. On vient sentir votre dernière senteur. Et ensuite, on souhaite que la production commence.
Le chef labo : Très bien. Je dois d'abord vous dire que l'on a créé 5 variantes du prototype qu'on vous a fait sentir l'autre jour.
Juliette : Mais j'espère que ça n'a pas trop changé. On a bien aimé ce que nous avons senti.
Le chef labo : Ne vous en faites pas. On a fait des petites évolutions. Enfin on a essayé un mélange de deux senteurs, et c'est pratiquement semblable au prototype. Suivez-moi, je vais vous faire sentir ça.
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Perrault Thompson Entreprise - Bureau de Benvolio Raynaud
Vincent entre dans le bureau de Benvolio.
Vincent : Salut Benvolio. Alors comment vas-tu ? Oh là !! On dirait que tu es énervé ? Que se passe-t-il ?
Benvolio : Vincent, tu es de retour en France. Oui, comme tu peux le remarquer, je suis en colère. Et je me demande comment tu as fait pour épouser une femme comme Audrey.
Vincent : Oh !! Qu'est-ce qui se passe avec Audrey ? Que t'a-t-elle fait ?
Benvolio : Et bien, je te signale qu'Air Voyage et Perrault Thompson sont en crise à cause des attentats. Et donc, je vais à son bureau. Je lui explique que la crise continue encore aujourd'hui et que je souhaite que ça se finisse au plus vite. Je lui explique aussi qu'elle a intérêt de bosser au plus vite pour redresser la situation.
Vincent : Je trouve que c'est normal. Et alors, ensuite, elle a du répondre quelque chose.
Benvolio : Oui, elle m'a dit que je n'étais pas le patron d'Air Voyage ni de Perrault Thompson. Elle ajoute qu'elle n'a pas d'ordre à recevoir de moi. Je m'occupe des finances de cette entreprise quand même. On est en pleine catastrophe avec elle.
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Tribunal de Paris - Salle d'audience
Benjamin : Est-ce que vous pensez que l'Inspecteur Picard est inconscient ?
Maître Walter : Objection votre Honneur. Ca n'a rien à voir avec la prise d'otage. Et cette question est d'ordre personnelle. Vous savez bien que Maître Lambert est en froid avec le Lieutenant de Police Picard.
Juge Luc Brissac : L'objection est acceptée.
Benjamin : D'accord. Je n'ai plus de question pour vous.
Léo se lève et se remet à sa place.
Juge Luc Brissac : Maître Walter, veuillez annoncer votre prochain témoin.
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Skilp - Bureau de Mathilde Merlieu
John entre dans le bureau de Mathilde.
John : Bonjour Mathilde. Alors, vous vous en sortez toujours avec les dossiers de Skilp ?
Mathilde : Oui, comme hier. Je me débrouille bien durant l'absence des patrons. J'ai fait ce que je devais faire. J'ai un rapport pour vous sur les deux premiers mois de Skilp en France.
John prend le dossier.
John : Merci Mathilde. Je vais lire ça avec beaucoup d'intérêts.
Mathilde : Les chiffres sont très prometteurs John. Jetez-y un coup d'œil tout de suite.
John : Bon, je vais voir ça tout de suite si vous insistez. Alors Skilp est déjà au 3ème rang des stations-service. Les deux plus grandes compagnies mondiales de pétrole sont toujours devant mais elles sont en train de perdre des parts de marché. C'est excellent en effet après seulement deux mois et une dizaine de stations ouvertes. On peut progresser encore plus. On doit agrandir notre clientèle et notre influence dans le monde pétrolier.
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Tribunal de Paris - Salle d'audience
Maître Walter : J'appelle à la barre l'Inspecteur André Nelson.
André se lève et va à la barre.
Juge Luc Brissac : Inspecteur Nelson, jurez-vous de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Levez la main droite et dites « je le jure ».
André lève la main droite.
André : Je le jure Monsieur le Juge.
Juge Luc Brissac : Maître Walter, vous pouvez interroger votre témoin.
Maître Walter : Merci Monsieur le Juge. André Nelson, vous êtes inspecteur de Police à Paris ?
André : Oui, c'est exact. Et je m'occupe aussi de la surveillance à la Prison de la Santé.
Maître Walter : Connaissez-vous Laurent Boucard ?
André : Oui, je me rappelle de lui. C'est moi qui l'avais interpellé avec plusieurs hommes il y a quatre ans. Il avait frappé violemment sa femme. Et je les interrogeais sur les violences qu'il avait commises à l'encontre de sa femme.
Maître Walter : A votre avis, pourquoi a-t-il pris en otage Patrice Mystix, Léa et Benvolio Raynaud ?
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Laboratoire de parfumerie Newgold
Le chef du laboratoire a mis cinq échantillons devant Juliette et Jennifer.
Juliette : Alors voyons voir tout ça. Ca doit être bien de travailler ici toute une journée. Ca sent bon.
Le chef labo : Oui, c'est un métier très passionnant et on essaye de trouver une senteur inédite qui va plaire au plus grand nombre. Alors, voici les cinq échantillons de parfum que je vous propose. Commencez par celui-ci. Qu'en pensez-vous ? Je veux un avis objectif bien évidemment.
Juliette puis Jennifer sentent le premier échantillon.
Jennifer : Hum !! Ca sent très bon ce parfum. J'aimerais bien le porter sur moi. Qu'en penses-tu Juliette ?
Juliette : Je suis tout à fait de ton avis. J'aime bien cette senteur. Mais il ressemble un peu au premier parfum Newgold on dirait.
Le chef labo : C'est bien possible. Mais ne vous en faites pas, on va essayer les quatre autres.
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Perrault Thompson Entreprise - Bureau de Benvolio Raynaud
Vincent : D'accord, je veux bien te croire Benvolio. Sinon, j'ai appris que le procès de Boucard avait commencé hier. Tu es passé à la barre je crois ?
Benvolio : Oui, hier après-midi. Et je pense que mon passage s'est bien passé et que Boucard va être condamné à la fin de ce procès.
Vincent : J'en suis ravi pour toi et puis pour Patrice et Léa. Un criminel va être en prison. C'est très positif. Et Léa, elle est passée aussi ?
Benvolio : Oui, elle est passée avant moi. Tout s'est bien passé également. Mais parlons maintenant de Max. Comment va-t-il depuis qu'il est sûr que Laëticia est morte ?
Vincent : Et bien, il va mal comme tu peux l'imaginer. Il est complètement dépité. Je te le dis franchement : je ne l'ai jamais vu aussi démoralisé comme ça depuis que je le connais.
Benvolio : C'est normal comme réaction. Perdre la personne que l'on aime, c'est terrible et on ne s'y remet jamais.
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Tribunal de Paris - Salle d'audience
André : Et bien, je pense qu'il voulait se venger de Patrice Mystix. Boucard pensait que Maître Mystix l'avait mal défendu lorsqu'il a été condamné pour violences conjugales. Selon Boucard, il n'aurait pas fait correctement son boulot d'avocat.
Maître Walter : Est-ce que vous étiez présent durant toute la prise d'otage ?
André : Non, malheureusement. Je devais rester au commissariat pour prendre les différentes plaintes. Il y avait déjà assez d'hommes sur place. Mais j'y suis allé pour remplacer un collègue vers 18h - 19h. Je devais écouter ce qui se passait dans le cabinet d'avocats.
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Maison des Levallois
Le téléphone sonne. Amandine va répondre.
Amandine : Allô, Amandine Levallois à l'appareil.
Le représentant des Levallois en Australie est à l'autre bout du fil.
Le représentant : Bonjour Madame Levallois. Je suis votre représentant en Australie concernant l'affaire Maître Fayet.
Amandine : Ah bonjour !! Comment allez-vous ?
Le représentant : Je vais très bien. Je vous appelle pour vous dire qu'une réunion aura lieu avec l'instance juridique qui sera en charge de décider de l'extradition de Maître Fayet pour la France.
Amandine : Et alors, cette réunion va être importante pour nous ?
Le représentant : Oui, ils vont fixer une nouvelle date pour la demande d'extradition de la France. Cette réunion aura lieu le 28 septembre dans la matinée en France.
Amandine : Merci de me tenir au courant de tout ça. Je vais prévenir mon avocate ici en France Léa Raynaud. J'espère qu'une date rapide sera fixée et que l'on puisse revoir Fayet en France. Il nous doit beaucoup d'argent et la situation est très délicate en ce moment.
Le représentant : Je comprends tout à fait. Mais accrochez-vous. Nous allons réussir à le faire condamner. C'est juste une question de temps.
Amandine : J'espère que tout se passera bien. Encore merci de votre coup de fil. Au revoir.
Le représentant : Au revoir Madame Levallois. Je vous tiens au courant quand une date sera fixée.
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Air Voyage - Bureau d'Audrey Chanet et d'Eloïse Valentin
Eloïse entre dans son bureau.
Eloïse : Audrey, on dirait que quelque chose ne va pas. Que se passe-t-il ?
Audrey : Et bien, j'ai eu la visite de Benvolio pendant ton absence. Et il m'a passé un sacré savon. Il se prend pour le chef ici. Il m'a dit qu'il fallait que je travaille pour que l'on sorte de la crise actuelle.
Eloïse : Et alors, que lui as-tu répondu ?
Audrey : Et bien, je me suis énervée à mon tour. Je vais lui rappeler que c'est John et Jean-Pierre les patrons, et pas lui. Ah !! Il se croit très fort car il est conseiller boursier ici et qu'il gère l'argent de l'entreprise. On va lui montrer que nous sommes dignes de confiance et que l'on peut sortir de la crise toutes seules. Il va tomber de haut. On va l'impressionner et après j'espère qu'il se la fermera.
Fin de l'épisode.
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